1 - REFORME FISCALE DES PLUS VALUES IMMOBILIERES 2011

1 - REFORME FISCALE DES PLUS VALUES IMMOBILIERES 2011

Dans la nuit du 6 au 7 septembre 2011 les députés ont adopté un amendement au projet initial de loi de finances rectificative pour 2011. Cet amendement, portant réforme du régime d’imposition des plus-values immobilières, reporte la date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif au 1er février 2012 et permet d’avoir une meilleure lisibilité de la plus-value taxable.  

 Les informations ci-dessous communiquées présentent un caractère provisoire et sont susceptibles d’être modifiées avant leur publication au Journal Officiel.

 

Un abattement forfaitaire progressif est réintroduit :

Alors que le projet de texte initial supprimait tout abattement tenant à la durée de détention, pour y substituer une révision du prix d’acquisition proportionnelle à la variation de l’IPC(1), le texte adopté par les députés, et qui doit encore l’être ce jour par les sénateurs, réintroduit un abattement fixé comme suit :

- 2% pour chaque année détention au-delà de la 5ème année ;

- 4% pour chaque année détention au-delà de la 17ème année ;

- 8% pour chaque année détention au-delà de la 24ème année.

 

Autrement dit :

- les plus-values taxables (hors résidences principales et autres biens exclus) sont exonérées au terme de 30 années de détention ;

- de la 1ère à la 5ème année de détention : 0% d’abattement ;

- de la 6ème à la 17ème année de détention : 2% d’abattement par an, soit en cumul 24% d’abattement au terme de 17 années ;

- de la 18ème à la 24ème année de détention : 4% d’abattement par an, soit en cumul 52% d’abattement au terme de 24 ans de détention ;

- 8% par an de détention à partir de la 25ème, soit 100% d’abattement en cumul au terme de 30 années.

 

Si ces modalités ne permettent pas de compenser les 10% par année de détention au-delà de la 5ème année que nous pratiquons depuis 2004, elles ont le mérite d’être plus lisibles pour les contribuables.

 

Une entrée en vigueur reportée au 1er février 2012 :

Alors que le projet de texte initial prévoyait une application de la réforme aux plus-values taxables du fait des avant-contrats signés à partir du 25 août 2011, portant ainsi effet rétroactif avant la date de publication de la loi, l’amendement adopté ne produira ses effets qu’aux plus-values réalisées au titre des cessions réalisées à compter du 1er février 2012. Il s’agit de retenir la date de l’acte authentique.

 

Seules, si l’on peut s’exprimer ainsi, les plus-values réalisées au titre des apports d’immeubles ou de droits sociaux à des SCI familiales intervenus à compter du 25 août 2011, verront le nouveau régime s’appliquer dès le 25 août 2011.

 

Suppression de l’abattement fixe de 1 000 euros :

L’amendement adopté, comme le projet de texte initial, supprime cet abattement fixe de 1 000 euros qui bénéfice aujourd’hui à toutes les plus-values immobilières taxables.

 

A noter : si le taux d’imposition des plus-values immobilières reste fixé à 19%, en revanche le projet de loi prévoit de porter celui des prélèvements sociaux de 12,3 à 13,5%. Ainsi, le taux global d’imposition serait de 32,5% (au lieu de 31,3% actuellement).

(1)   Indice des prix à la consommation hors tabac.

2 - AFFICHAGE DU DPE OBLIGATOIRE

2 - AFFICHAGE DU DPE OBLIGATOIRE

Affichage dpe obligatoire janvier 2011

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Affichage du DPE - Diagnostic de Performance Energétique - Obligatoire à compter du 01/01/2011

Sur l'ensemble des annonces immobilières, petites annonces presse ou internet, fiches vitrines, proposant des biens immobiliers à la vente ou à la location, le classement énergétique des biens proposés doit apparaitre à compter du 1er janvier 2011 . Qu'est-ce que le DPE, comment est-il réalisé, que faut -il en savoir ? Quelle est la moyenne du parc français ? Quelles sont les conséquences de cette typologie de classe énergétique ? Qu'est ce que la valeur verte d'un bien immobilier ?

 

visuel etiquette energétique DPE maison

LE DPE, c'est quoi ? Définition du DPE

Concrètement, comme pour l'électroménager et l'automobile, une étiquette "énergie" note les logements pour leur performance énergétique, de A pour les plus économes ( consommation en énergie inférieure à 50kWh/m²/an) à G pour les plus énergivores ( consommation de plus de 450 kWh/m²/an) . La moyenne actuelle du parc français se situant autour de 240 kWh/m²/an, soit en classe E.

La nouveauté réside dans l'affichage, car la réalisation d'un DPE est obligatoire à la vente depuis le 1er novembre 2006 et à la mise en location depuis le 1er juillet 2007.

A compter du 01/01/2011 vous trouverez donc une vignette de ce type sur nos affiches, ou la mention "catégorie énergétique: A/B/C/D/E/F/G" dans les annonces immobilières.

 

Ce qu'il faut savoir :

Le DPE moyen du parc immobilier français a une catégorie énergétique de E.

Les immeubles neufs actuellement construits se situent généralement en catégorie C.

Les nouvelles constructions BBC " bâtiment basse consommation" devraient atteindre la catégorie B.

Les diagnostics sont établis à partir de logiciels agréés dans lequel l'expert entre un certain nombre de données: (année de construction, superficie, étage, hauteur sous plafond, surface vitrée, exposition....) et ce logiciel donne un résultat ... Il existe plusieurs logiciels agrées qui donnent parfois des différences de résultat de l'ordre de 20%, avec les mêmes données.

Il ne s'agit pas d'un audit personnalisé du logement, car l'expert n'est pas habilité à sonder les murs, et ne peut donc pas prendre en compte la réalité de chaque bien.

Les résultats fournis sont des moyennes et ne correspondent pas forcément à la réalité de la consommation constatée par les occupants du bien immobilier.

 

A quoi cela sert-il ?

A sensibiliser l'opinion publique sur la qualité énergétique d'un bien immobilier et développer ainsi la notion de valeur verte d'un bien immobilier.

A créer un critère de comparaison supplémentaire pour les biens immobiliers ( Intention louable, mais parfois faussée du fait du manque de performance de l'outil mis en place..)

A inciter les propriétaires à faire des travaux de rénovation et d'isolation, par la sanction du marché et des aides fiscales incitatives ( Eco-prêt à taux zero, montant supérieur du PTZ, ...)